Les Pathologies

Poignet

La maladie de Kienböck

Description

La maladie de Kienböck se traduit par une nécrose ou « mort » d’un des petits du carpe au niveau du poignet, l’os semi-lunaire ou Lunatum. Le poignet contient en effet 8 petits os irrigués par de petites artères, le plus connu d’entre eux étant le scaphoïde. Le semi-lunaire est l’os voisin du scaphoïde sur la première rangée des os du carpe. L’ostéonécrose intervient quand une des artérioles à destinée du semi-lunaire est bouchée ou de calibre diminué par un phénomène de compression. Le sang ne nourrit donc plus l’os et le tissu osseux non alimenté en oxygène meurt.

Les symptômes sont des douleurs au poignet en l’absence de traumatisme, une raideur et une perte de force.

Le diagnostic est confirmé par de simples radiographies, dans certains cas par une IRM ou une scintigraphie.

Traitements possibles

Au tout début et chez l’enfant ou adulte jeune, un traitement orthopédique par immobilisation prolongée peut être essayé.

Sinon le traitement est souvent chirurgical:

  • Soit le traitement est conservateur, c’est à dire conserver le semi-lunaire et le revasculariser soit directement par une petite artère, soit en diminuant la pression qui s’exerce sur lui par une ostéotomie ou une réorientation des os au dessus (raccourcissement du radius) ou en dessous (capitaux).
  • Soit le traitement chirurgical est dit palliatif, on arthrodèse ou « soude » le semi-lunaire aux os voisins, on peut aussi complètement l’enlever (résection de la première rangée des os du carpe). D’autres gestes chirurgicaux rares existent comme par exemple certaine prothèse partielle ou totale du poignet.

Pronostic

Le traitement de cette maladie est difficile, et il est malheureusement rare de retrouver un poignet « normal » souple et fort. Chaque intervention a ses avantages et inconvénients qui seront à discuter avec votre chirurgien.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à toutes les  questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler