Les Pathologies

Coude

Epicondylite

Description

Appelée également « Tennis Elbow », c’est une inflammation douloureuse des tendons du coude. L’épicondyle est la petite bosse à la face externe du coude sur laquelle s’attachent les muscles épicondyliens : Le court extenseur radial carpe ou 2eme radial, long supinateur, anconé, extenseur ulnaire carpe, les extenseur communs et propre du V.

Ils permettent l’extension du poignet et des doigts, et la supination .

Une épicondylite peut également être associée à la compression du nerf radial, parfois à l’origine de l’inefficacité du traitement médical

La douleur apparait lorsque l’on veut visser quelque chose, ou porter un objet assez lourd à bout de bras.

Malgré son appellation « Tennis Elbow », l’épicondylite n’est pas seulement due à la pratique du tennis. Les douleurs apparaissent suite a un surmenage de mouvements répétitifs , comme le ménage, un  sport, ou une profession.

Traitements :

Le traitement le plus approprié concernant l’épicondylite est le repos et les anti-inflammatoires.

La kinésithérapie est efficace si l’on met en même temps le coude au repos. Il peut s’agir de massages étirements, ultra-sons, l’ionisation, laser et ondes pulsées électromagnétiques.

L’infiltration est bénéfique, à condition de ne pas reprendre l’activité trop tôt . On peut réaliser soit une infiltration d’anti-inflammatoires ou cortisone, une injection autologue de sang ou « Blood Patch », ou enfin une injection de facteurs cicatrisants PRP (plasma riche en plaquette).

Le traitement chirurgical est réservé aux échecs de traitement médical bien conduit et réitérer où le repos a été correctement respecté. Il est surtout indiqué dans les épicondylites qui associent une compression du nerf radial. Dans ce cas la libération de ce nerf sera associée au geste chirurgical sur l’épicondylite. La chirurgie consiste à allonger ou désinsérer les tendons épicondyliens.

Conséquences de l’intervention

La chirurgie n’est pas toujours à 100 % efficace , son objectif est de soulager 80 % de la douleur du patient.

Dans les suites de l’intervention, quelques jours d’immobilisation peuvent être nécessaires à visée antalgique. On peut  néanmoins se servir de sa main dès le lendemain. En post-opératoire 15 jours des soins infirmier à domicile tous les deux jours sont nécessaires (les fils sont le plus souvent résorbables). Après un mois post-opératoire on peut reprendre les massages et étirements avec l’aide du kinésithérapeute. Le repos relatif doit être respecté jusqu’au troisième mois post-opératoire minimum ou jusqu’à l’obtention de l’indolence

L’arrêt de travail selon les professions peut être de quelques jours à 6 mois.

Complication

Il n’existe pas d’acte chirurgical sans risque de complication secondaire :

  • l’algodystrophie
  • la persistance des douleurs a l’effort
  • l’infection postopératoire
  • les lésions nerveuses ou tendineuses sont exceptionnelles
  • la récidive est inhabituelle mais n’est jamais exclue.

Votre Chirurgien est le mieux placé pour répondre toutes les questions que vous poserez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui reparler avant de prendre votre décision.